En este grupo En todos

Foro de Francés



Martinets et hirondelles

Ana
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 17/04/2010

Le saviez-vous?

Bonsoir à tous,

Bien que citadine, je n’en reste pas moins très proche de la nature. Enfant, papa attendait avec impatience l’arrivée des martinets, signe de printemps. Aujourd’hui, je lui ai passé un coup de fil. Ce matin, hirondelles et martinets sont arrivés à Barcelone. Dans une semaine, ils voleront jusqu’à ma terre natale, la Bourgogne. Demain, si le ciel est clair sur Barcelone, vous les verrez voler à grande altitude, sillonnant le ciel barcelonais avec leur cri caractéristique.

À demain et surtout ne manquez pas de scruter le ciel ; c’est un véritable émerveillement que de les voir « batifoler » dans les airs.


Ana

Mónica Dufou
Traductor público universidad de moron
Escrito por Mónica Dufou
el 17/04/2010

Que peux-je dire... Tu es merveilleuse... Et les larmes arrivent en imaginant l'arrivée des oiseaux et surtout du printemps, saison unique de la vie.

Merci Ana pour partager ce souvenir d'enfance et cette émotion incroyable.


Mónica

Ana Coretta
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 17/04/2010

Merci Mónica pour ton empathie et ta grande sensibilité.


Très affectueusement

Ana

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 17/04/2010

Je ne veux pas être trouble-fête en paraissant insensible à ce phénomène, mais saviez-vous que les martinets ne se posent presque jamais et qu'ils passent pratiquement toute leur vie en l'air et qu'ils dorment en volant tous ensemble en cercle?
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce sont de drôles d'oiseaux...
Merci, Ana, d'avoir apporté ce beau sujet!

Ana Coretta
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 17/04/2010

Partant du principe que nous sommes tous de drôles d’oiseaux, rien ne m’étonne!

Très cordialement
Ana

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 18/04/2010

Je laisse ici un lien pour Ana et pour tous ceux qui seraient intéressés aux migrations des martinets et des hirondelles en France: clic !

Ana Coretta
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 18/04/2010

Merci Víctor,

J'essaierai de jeter un coup d'oeil au lien que nous as laissé mais je dois impérativement continuer à travailler.

À +

Ana

Isabel L M
Historia universite de liege
Escrito por Isabel L M
el 18/04/2010

Bonjour Ana, bonjour à tous

Je suis vraiment très citadine mais néanmoins, les hirondelles m´inspirent ce proverbe :

Une hirondelle ne fait pas le printemps.

C´est une maigre contribution au débat, mais c´est tout ce que j´ai trouvé dans mon chapeau (sourire)

Bonne soirée
Isabel

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 18/04/2010

Pour reprendre le dicton que nous a offert Isabel, je citerai une phrase d'Aristote, piquée sur le net:

"Une seule hirondelle ne fait pas le printemps; un seul acte moral ne fait pas la vertu ."

D'autre part, et pour rester toujours sur le même dicton, voici ce que disait Alfred Capus:

"L' hirondelle ne fait pas le printemps , mais le chameau fait le désert ."

Víctor

Ana Coretta
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 18/04/2010

Bravo à tous les deux mais "Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps" proverbe afghan

Ana

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 18/04/2010

Mais, s'ils les tuent toutes, nous ne pourrons plus dire "volverán las oscuras golondrinas en tu balcón sus nidos a colgar...".

Ana Coretta
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 18/04/2010

Tu es trop fort! Tu devrais voler vers "el grupo de francés", débat "Positifs?"

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 19/04/2010

Le grand Jean Ferrat parla du vol des hirondelles dans sa magnifique chanson "La montagne":

"Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver?"

Par gentillesse de Julián, vous pouvez vous en récréer ici: ¡ clic !

Ana Coretta
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 19/04/2010

Et dans un autre genre Bécaud.

Une bonne façon d’apprendre le français. Bécaud était un compositeur interprète qui a fait de très belles chansons. On aime ou on n’aime pas!

L'hirondelle... Qui faisait le printemps

Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Gilbert Bécaud 1974

Au bout du monde
Une hirondelle danse sa ronde
Autour du ciel
L'été dernier a fait son nid
Dans un grenier en Normandie
Reviens la belle, dis

Il faut partir, il est grand temps
Puisqu'il n'y a pas de printemps
Sans hirondelle, non

Je connais bien ton plan de vol
De l'Australie à l'Atlantique
Tu seras là au mois de mai
Dis, es-tu ou pas contre le vent?
Es-tu de paille? Il est méchant
Va l'hirondelle, allez, allez va

Les ouragans tu les connais
Et celui-là il est périlleux
Vole plus haut, vole plus bas
Va, va tu passeras

Elle est tombée dans l'océan
Il n'y aura pas de printemps
Peut-être pas, dis
Mais pas en Normandie

Adresse de la vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x96cpw_lhirondelle-gilbert-becaud_music

Bonne écoute

Ana

Isabel L M
Historia universite de liege
Escrito por Isabel L M
el 19/04/2010

Bonjour les amis,

Il est vrai que beaucoup de poètes, de chanteurs-compositeurs ont vanté les qualités des oiseaux. Braessens a chanté un très beau texte de Jean Richepin poète du XIXième siècle: "Les oiseaux de passage"

Ô vie heureuse des bourgeois
Qu'avril bourgeonne
Ou que decembre gèle,
Ils sont fiers et contents

Ce pigeon est aimé,
Trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit il sait
Que l'amour n'a qu'un temps

Ce dindon a toujours
Béni sa destinée
Et quand vient le moment
De mourir il faut voir

Cette jeune oie en pleurs
C'est la que je suis née
Je meurs presd de ma mère
Et je fais mon devoir

Elle a fait son devoir
C'est a dire que Onques
Elle n'eut de souhait
Impossible elle n'eut

Aucun rêve de lune
Aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs
Sur un fleuve inconnu

Et tous sont ainsi faits
Vivre la même vie
Toujours pour ces gens là
Cela n'est point hideux

Ce canard n'a qu'un bec
Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux

Ils n'ont aucun besoin
De baiser sur les lèvres
Et loin des songes vains
Loin des soucis cuisants

Possèdent pour tout c? Ur
Un vicere sans fièvre
Un coucou régulier
Et garanti dix ans

Ô les gens bien heureux
Tout à coup dans l'espace
Si haut qu'ils semblent aller
Lentement en grand vol

En forme de triangle
Arrivent planent, et passent
Où vont ils?... Qui sont-ils?
Comme ils sont loins du sol

Regardez les passer, eux
Ce sont les sauvages
Ils vont où leur desir
Le veut par dessus monts

Et bois, et mers, et vents
Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent
Ferait éclater vos poumons

Regardez les avant
D'atteindre sa chimère
Plus d'un l'aile rompue
Et du sang plein les yeux

Mourra. Ces pauvres gens
Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer
Aussi bien que vous, mieux

Pour choyer cette femme
Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir
Volailles comme vous

Mais ils sont avant tout
Des fils de la chimère
Des asoiffés d'azur
Des poètes des fous

Regardez les vieux coqs
Jeune Oie édifiante
Rien de vous ne pourra
monter aussi haut qu'eux
(2x)

Et le peu qui viendra
d'eux à vous
C'est leur fiante
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux

j´espère que vous aimerez ce texte sur les oiseaux, je le trouve poétique et amusant.

Bonne soirée.
Isabel

Ana Coretta
Licenciada fac de lettres et sciences ...
Escrito por Ana Coretta
el 19/04/2010

Merci Víctor pour nous rappeler le merveilleux travail de Julián et toi Isabel pour nous mentionner Brassens que j'aime tout particulièrement.

Au plaisir de vous relire

Ana

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 19/04/2010

Merci pour nous avoir apporté ce texte de Jean Richepin adapté par Brassens, Isabel.