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"Souvenir d'école primaire" (I)

Jordi
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 01/12/2010

Hola a todos,

En relación a la apertura de debates, abriré con uno que me agrada su tema. Se trata de recordar una etapa de nuestra adolescencia que nos haya fascinado. Ahí va la mía. Espero que seáis felices.

Gracias por sus comentarios.


"Souvenir d'école primaire" (I)

Dès la rentrée, Paul Renouf, directeur et maître d'école, nous recommanda la lecture de "Peau-de-pêche" de Gabriel Maurière, l'histoire d'un enfant de campagne, sans parents, que sœur Véronique donna, après un fâcheux accident de rue, à des oncles qui vivaient dans une ferme à Charmont-sous-Barbuise, durant la première guerre mondiale, en lui donnant ainsi l'opportunité de connaître une vie de famille, et de le soustraire à la mendicité du vieux Paris. "Ah, Paris, c'est Paname!"

Son nom, Peau-de-pêche, lui venait de sa couleur de peau qui rappelait celle du fruit. Un rouquin de parisien, cet enfant, qui jouait à faire le soldat dans les rues entre quelques camarades, bien que la vie soit dure, sans parents: "M'dame, m'dame, une petite pièce, s'il-vous-plaît" demandait-il à la sortie d'un mariage, qui lui semblait de famille riche. Et lui, blotti contre le mur d'une église, grelottant de froid, sous des gants troués et rapiécés, laissait entrevoir une petite main blanche, où quelque fois venait s'y déposer un belle pièce toute neuve.

Une fois enfin chez ses oncles à la campagne, il connut l'école communale, les leçons de choses et les "M'sieur, m'sieur, Peau-de-pêche y copie" le jour où il n'avait pas les idées assez claires pour répondre par écrit sans tricher à un examen.

Son oncle, haut et fort, avec son cheval attelé à la charrette pleine de foin, semblait être un chef gaulois, par ses grosses moustaches, et non pas un fermier normand. Et sa tante, haute et mince, les cheveux bien coiffés en arrière, avait l'allure d'une brave et bonne femme toujours affairée à quelque besogne, raccommodant ou mettant du bois au feu.

Il connut l'école buissonnière avec son ami plus intime, Alexis, qui l'enseignait à pêcher la truite, aussi grosse que des poings, là où elle sautait pour remonter le cours d'eau. "Allez viens, on ira voir des tas de choses..."

Lucie, sa cousine, ricanait dans son bol du petit déjeuner au matin, pour le taquiner. Un jour, elle lui mit du poil à gratter dans son dos. Il lui en voulait, mais il ne la dénonça pas! Il commençait à l'aimer un peu. Il croyait d'ailleurs qu'elle sentait quelque attraction pour Alexis, mais en réalité c'était à lui qu'elle voulait.

Et l'âne, qui un matin, bramant à l'heure du déjeuner, fit trembler de peur Peau-de-pêche. "Hi han, hi han". Quelle honte quand il vit cette inoffensive bête, à l'aspect peu éveillé, et comme Lucie se moquait de lui. "Froussard, froussard. Il a peur d'un âne!"

(à suivre)

Jordi

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 02/12/2010

Bonjour Jordi,

Si je ne me trompe pas, ton débat porte sur les souvenirs d'adolescence, ton souvenir à toi étant la lecture de "Peau-de-pêche", livre qui, d'après tes mots, t'aurait fasciné.
Si, comme je le crois, ce résumé a été rédigé par toi, je tiens à te féliciter par la qualité de ton français.

Je propose aux apprenants de bien lire ton texte et de nous faire part de leurs doutes et questions dans ce même débat, sans pour cela omettre de nous raconter eux aussi leurs souvenirs d'enfance ou d'adolescence.

Víctor

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 02/12/2010


Bonjour Victor:

Et merci, tes paroles m'ont touché droit au coeur.

Je garde de très bons souvenirs de cette année d'école. Et cela se transmet facilement, car il s'agit d'un bonheur qui m'appartient depuis le CM1 et que je n'avais jamais exprimé.

J'espère être en bonne santé et pouvoir rédiger ces mémoires de jeunesse et d'écolier, d'ici peu. Je veux rédiger un débat qui s'appellera "Sans famille", un autre excellent livre, dont l'histoire a été filmé et diffusé par la télévision, il n'y a pas très longtemps. Et un autre débat sur mon instituteur d'école, M. Paul Renouf, un français d'origine bretonne, pas du tout ordinaire.

Ce livre en question "Peau-de-pêche" je l'ouvris, il y a plusieurs années. Depuis, je l'ai jeté avec beaucoup d'autres choses, à cause d'un ouragan qui souleva la toiture du local où je gardais des affaires.

J'attends avec impatience les 'devoirs' et débats des autres étudiants. Merci de m'aider à 'forcer' la mémoire.


À bientôt.

Jordi


Marcela Grutzky
4to nivel laboratorio de idiomas mdp
Escrito por Marcela Grutzky
el 02/12/2010

Salut Victor et Jordi, vraiment j'attends la continuation de ce beau compte, je ne le connais pas, je viens de mettre une liste de mots que je ne connais pas. Pour moi c'est facile d'entrer sur le net et les chercher mais il ressemble que c' est plus atractive la définition en raport le compte, alors Jordi si tu peux le faire, je te le remercie d'avance
Les mots sont : l'école buissonnière , truite, poings,ricaner (dans son vol de matin)
Pour moi mes souvenirs de l' enfance et aussi de l'adolescence ce sont avec les mèmes amis, avec la plupart j'ai partagé l'école primaire et secondaire et comme signal de ça je vais vous raconter les " fètes" que nous aurons le 22 et 23 décembre 2010.
La fète que j'aurai le 22 en Argentine à mon époque primaire s'appellait "asalto" les filles amenaient la nourriture et les garçons amenaient les boisons,donc avec mes camarades et avec 30 ans plus nous ferons "un asalto", et la fète que j'aurai le 23 décembre va ètre un anniversaire de " 30 ans que j'ai finit l'école secondaire" Nous serons la plupart là.
imaginez vous que dans les deux fètes l'idée c est de partager des bons moments et aussi de danser un peu comme quand on était adolescente...

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 03/12/2010

Bonjour Marcela,
En attendant les réponses de Jordi à tes questions, il faut que je précise que les histoires que nous racontons aux enfants (ou aux adultes) sont des "contes" (cuentos) et qu'un "compte" est, entre autres, le résultat d'un calcul pour déterminer une valeur ou une grandeur numérique (cuenta).

En dehors de ça, Marcela, cela fait plaisir de voir qu'après tant d'années tu pourras te réunir avec tes anciennes camarades de classe. Je ne pense pas que tout le monde puisse faire de même. Bravo! Je vous souhaite une très belle réunion!

Víctor


Víctor

Marcela Grutzky
4to nivel laboratorio de idiomas mdp
Escrito por Marcela Grutzky
el 03/12/2010

Salut Victor: comme toujours tes corrections sont toujours trés bienvenues alors c'est conte et pas compte merci!
Mmt que nous sommes en été je pourrai partiper plus souvent aux debats!
à bientôt et merci une autre fois

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 03/12/2010

Bonjour Victor, bonjour Marcela:

Je m'excuse de l'attente. Je n'étais pas aux aguets, et n'ai pas ouvert 'la boite aux lettres' de la journée. D'autre part Victor étant le professeur, je pensais que lui ferait les corrections.

- Faire l'école buissonnière ou 'sècher les cours': flâner, se promener au lieu d'aller en classe.

- une truite est un poisson d'eau douce, ou d'eau salée même, qui va et vient d'une rive à l'autre, selon ses besoins, et qui pour pondre ses oeufs, en époque de reproduction, remonte les courants d'eaux des rivières, pour chercher un coin qui lui conviendra le mieux. C'est lorsqu'elle saute parfois en remontant le cours, que l'ours la pêche aussi. Ah, la belle gifle qu'elle reçoit: aussi fort qu'un coup de poing!

- la main fermée forme un poing ; elle peut indiquer une grosseur, relative, selon l'individu. Souvent les pêcheurs de truites relancent à l'eau une truche trop petite, après l'avoir détachée de l'hameçon. Ils en espèrent une de trois ou quatre poings, un demi mètre, au moins.

- ricaner , signifie rire d'une façon stupide pour se moquer de quelqu'un. C'est ce que fait Lucie pour mépriser Peau-de-pêche, car elle veut le ridiculiser, au début de leur relation.

Marcela, bravo de pouvoir après si longtemps te réunir avec tes anciens camarades de classe. Un bain de jeunesse fait du bien, de temps en temps.

Quant à moi, je suis prêt à continuer le récit "Souvenir d'école primaire" (II) dans quelques jours. Dans cette histoire il y a un certain nombre de mots employés au sens colloquial. Les gamins de la campagne avaient ce langage là car ils n'étaient pas tous scolarisés. Ce livre se situe vers la première guerre mondiale Cela présente quelques fois de petites difficultés pour comprendre leur langage

À bientôt!

Jordi


Marcela Grutzky
4to nivel laboratorio de idiomas mdp
Escrito por Marcela Grutzky
el 04/12/2010

Salut Jordi: merci de répondre mes doutes! , quand j'ai lu ton difinition de l'école buissonnière je me rends compte que je le savais, j'ai un gros problème pour apprendre les nouveaux mots, j'attends la continuation du conte.
à bientôt

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 05/12/2010

Voilà que tout est largement bien expliqué maintenant. Nous attendons avec impatience la deuxième partie du conte.
Juste une petite observation pour Marcela: comme en espagnol, "définition" est un mot féminin.

Víctor

Marcela Grutzky
4to nivel laboratorio de idiomas mdp
Escrito por Marcela Grutzky
el 05/12/2010

Oupsssss merci Victor
Marcela

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 05/12/2010

Bonjour Victor, Marcela, et vous tous qui partagez des lectures en français.

Bien que je ne sois pas à la hauteur, je ne voudrais pas y laisser trop de fautes. Demain j'espère pouvoir vous envoyer la suite de mes "Souvenirs d'école primaire" (II).

J'écris sur word et je dois le faire grâce à un clavier français, car certaines lettres changent sur le clavier espagnol. C'est donc un peu plus lent. Comment fais-tu Victor?

Merci pour l'attente, pour l'oncle et les cousins. C'est encore chaud, mais ça viendra...


À bientôt

Jordi

..

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 06/12/2010

« Souvenir d’école primaire » (fin)


À la rue de France se trouvait l'École Saint-Pierre d'Arène, de Nice. J'étais en cours moyen première année.M. Paul Renouf, l'instituteur y vivait avec sa femme, son fils Alain d’environ quinze ans.

Parfois, Clara, la nièce de trois ans de M. Renouf, venait nous visiter. Les yeux de l’instituteur devenaient brillants quand, par surprise, apparaissait sa nièce en plein cours. Il nous chargeait, à Max ou à moi, de la surveiller. Et nous profitions de cette occasion pour jouer au « circuit 24 ( le Scalextric de son fils)», dans leur appartement, juste en face de la porte de la classe.

D’autres fois, mon ami Max qui vivait en face d’un des côtés de l’école, rue Louis de Coppet, m'accompagnait à manger de la ‘pizza saladière’, qui était formée d’une épaisse couche de pain avec au-dessus un lit aux oignons frits, le tout couronné d’une belle olive noire, ou pour acheter des ‘malabars’ ( chewing-gum), à la boulangerie de Mme Berrino, juste en face de la porte de l'école, ou bien à fumer des cigarettes mentholées. Parfois nous allions faire quelque partie d’échec chez lui. Tous ces gens formèrent une sorte de famille, proche à mon entourage, et les bonnes relations que nous avions, me firent aimer ce pays, ces gens, leur langue et leur culture.

Chaque matin, M. Renouf nous donnait une leçon de chant d'un quart d'heure sur un air qu'il avait choisi, en s’accompagnant à l'harmonium. Parfois il nous donnait des leçons de pipeau, une petite flûte à six trous, en bois ou, le plus souvent, en matière plastique. "Ah! Vous dirai-je maman" fut le titre d'un des airs que nous avions appris. L'art était, selon cet instituteur, une matière importante à enseigner.

Il n'y a que le travail qui amuse


A l’intérieur du cahier de textes, qui était vraiment spécial, et que nous avions couvert d’un papier-cartonné de couleur noire, nous y écrivions les dictées qu’il nous donnait. Il nous fit dessiner à l’encre chinoise, tout au bas de la page de garde, une grosse et belle fourmi, une ouvrière, et à son côté une inscription: "Il n'y a que le travail qui amuse". Tout un symbole! Au début, cette phrase me semblait un charabia, écrite dans un langage que je ne comprenais pas. Mais avec l'âge j'appris ce que cela signifiait.

Je pense que cet homme était d’une grande intelligence et d’une extrême humilité, car je ne me souviens pas avoir reçu de lui quelque ordre soit-il, ou quelque punition, mais plutôt des conseils, des suggestions, une affection infinie. Et je faisais toujours avec dévotion les devoirs qu’il me donnait. Nous terminions la semaine par un dessin sur le cahier 'noir', à l'aide d'une simple frise, tout au travers de la feuille, de couleurs jaune et marron, ou rouge et noir, ou bien vert et jaune, dépendant de la journée que nous avions eue, et que nous faisions signer a nos parents, comme preuve d'un control.

Cet instituteur me fit prendre gout à la lecture, mais surtout à l'étude. Apprendre par cœur un texte, ensuite l'écrire sans fautes, sans oublier un paragraphe. Hum! Comme ça me plaisait. Plus tard, j'avais aimé faire le compte-rendu du texte d'un livre, en second cycle, "La conquête de Plassans" d'Émile Zola, ou bien la rédaction d'un livre d'un âge et d’un niveau plus avancé, mais que nous en avions savouré la lecture. Je choisis "Les prodigieuses découvertes de la psychologie moderne" de Piere Daco, un livre que me prêta François, un voisin et camarade de classe, et qui m'intéressa fortement. Mais, peut-être, dois-je laisser ce livre, pour une autre fois?

M. Renouf prenait souvent des bouillons extrêmement chauds, car il était souvent enrhumé. Et comment puis-je m’empêcher de penser à Victor Hugo qui avait écrit dans ses "Contemplations" la poésie suivante, qu'il nous demanda d'apprendre par cœur, la seule d'ailleurs que je me souvienne encore:


Ô souvenirs! Printemps! Aurore!

Connaissez-vous, sur la colline, Qui joint Montlignon à Saint-Leu,

Une terrasse qui s'incline, e ntre un bois sombre et le ciel bleu?

C'est là que nous vivions, - Pénètre, m on cœur, dans ce passé charmant!

Je l'entendais sous ma fenêtre j ouer le matin doucement.

Elle courait dans la rosée, Sans bruit, de peur de m'éveiller ;

Moi, je n'ouvrais pas ma croisée, De peur de la faire envoler.

Je toussais, on devenait brave. Elle montait à petits pas,

Et me disait d'un air très grave : " J'ai laissé les enfants en bas."

Qu'elle fût bien ou mal coiffée, Que mon cœur fût triste ou joyeux,

Je l'admirais. C'était ma fée, Et le doux astre de mes yeux!

(Victor Hugo! « Contemplations »)


Après la lecture de « Peau-de-pêche », l’instituteur nous fit acheter un second livre tout aussi beau que le premier dont en voilà un petit souvenir.

Dialogue pathétique, de "Sans famille" d'Hector Malot (Edition de poche)

« Je suis un enfant trouvé. Mais jusqu'à huit ans, j'ai cru que, comme tous les autres enfants, j'avais une mère... » Ainsi commence le récit de Rémi, un enfant sans famille, protégé par mère Barberin, une femme qui n'était pas sa mère, et qui gardait son secret. Elle lui faisait des crêpes au beurre lorsqu’arrivait la fête du mardi-gras grâce au lait de la seule vache qu'ils possédaient et qu’ils avaient surnommée "la Roussette".

Son mari, père Barberin, ouvrier de la construction et tailleur de pierre, à Paris, par malheur, venait d'être à moitié écrasé par des échafaudages qui s'étaient abattus. Désormais, il ne pourrait plus travailler, et comme il ne se trouvait pas à l'heure de l'accident au lieu précis de son poste de travail, l'entrepreneur refusait de lui payer toute indemnité. Il fallut donc vendre la Roussette, et manquer ainsi de son lait, beurre, fromage, yaourt, et de tous les produits et friandises qu’à cette époque-là savaient préparer les paysans. "Vendre la vache" est un cri de détresse pour tous ceux qui savent ce que cela veut dire et qui ont vécu de la terre et de la campagne.

M. Renouf, notre professeur, nous fit représenter en théâtre, à un camarade et à moi, les deux rôles de ce fragment du livre, lorsque Barberin, ne voulant plus de Rémi à la maison, demande à sa femme:

« M'expliqueras-tu pourquoi tu n'as pas fait comme je t'avais dit de faire?

Parce que je n'ai pas pu.

Tu n'as pas pu le porter aux Enfants trouvés?

On n'abandonne pas comme ça un enfant qu'on a nourri de son lait et qu'on aime.

Ce n'était pas ton enfant.

Enfin je voulais faire ce que tu demandais, mais voilà précisément qu'il est tombé malade.

Malade?

Oui, malade; ce n'était pas le moment, n'est-ce pas, de le porter à l'hospice pour le tuer?

Et quand il a été guéri?

C'est qu'il n'a pas été guéri tout de suite. Après cette maladie en est venue une autre: il toussait, le pauvre petit, à vous fendre le cœur. C'est comme ça que notre petit Nicolas est mort; il me semblait que, si je portais celui-là à la ville, il mourrait aussi.

Mais après?

Le temps avait marché. Puisque j'avais attendu jusque-là, je pouvais bien attendre encore.

Quel âge a-t-il présentement?

Huit ans.

Eh bien! Il ira à huit ans où il aurait dû aller autrefois, et ça ne lui sera pas plus agréable; voilà ce qu'il y aura gagné.

Ah! Jérôme tu ne feras pas ça, dit-elle en tombant à ses genoux.

Je ne ferais pas ça! Et qui m'en empêchera? Crois-tu que nous pouvons le garder toujours? »

Ensuite, au jour suivant, Barberin emmena Rémi au café du village, de Cavaillon en Provence, si je m’en souviens encore pour voir un artiste, el signore Vitalis, un montreur de chiens italien, qui à son âge, avait besoin d'un jeune garçon pour lui enseigner le métier. Après avoir payé une somme d'argent comme convenue à Barberin, Vitalis et sa troupe se mirent en marche. Rémi se leva, sans force, sans pouvoir donner ses derniers adieux a sa nourrice qui l’avait soigné et aimé comme son propre enfant.

C'est là que Rémi commença à parcourir la France, de la Provence aux Landes, et des Landes à la Bretagne, et à gagner son pain à la sueur de son art, de son harpe, et de sa voix, avec trois chiens, Capi, Zerbino et Dulce, un singe appelé Joli-cœur, et son maître, car Vitalis, lui enseignait la musique, l'harpe et le chant. Ils montaient des représentations de village en village, en espérant recevoir quelques pièces de monnaie en échange, et qui leurs permettraient de ne pas mourir de faim.

Il rencontra un jour un bateau d'une dame anglaise qui voyageait avec son enfant et qui voguait sur un canal. L'enfant, étendu sur un lit, souffrait d’une paralysie qui l'empêchait de jouer comme tous les autres enfants de son âge. Alors Rémi devint son ami de jeu et le faisait rire, en jouant à l’harpe des morceaux de son répertoire, et les spectacles qu’il improvisait avec ses chiens et le singe. Et qu'est-ce qu’ils riaient!

Le reste, je ne vous le raconterai pas, mais vous le trouverez en lisant le livre de cette œuvre, qui a été d'ailleurs filmée et diffusée sur l'une des chaînes Arte ou TV5 Monde.


A bientôt

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 25/12/2010

Bonjour Victor:


Je me rappelle maintenant pourquoi mes souvenirs s'interrompent ici; simplement car je n'avais pas fini de lire le livre, et je voulais leur mettre un terme, au moins 'éditorial', à mes souvenirs, qui, tout comme les rêves, ont leur fin. À moins que toi, Victor, aies une idée ou l'intention de continuer l'histoire... Que je t'encourage, s'il te faut.


A part ça, en plus, je trouve le livre un peu long, à mon goût. C'est pour ça que je termine mon récit en recommandant soit la lecture directe du livre, soit la vision en spectateur de l'histoire du livre reproduite au cinéma.


Bon Noël!

Jordi


Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 25/12/2010

Merci pour l'invitation, Jordi, mais, pour l'instant, je ne pourrais pas m'en occuper.


Bon Noël pour toi aussi!

Víctor

Valentini Robert
(44) Loire-Atlantiqu...
Escrito por Valentini Robert
el 04/07/2011

Bonjour Jordi Salvat
J'étais dans cette classe de CM1 et ton récit a réveillé une bien jolie page de mon enfance. Tout est exact et si joliment raconté.M. Renouf avait aussi un autre fils, Alain qui est mort tragiquement en 1974 lors d'une compétition moto. Je suis Robert Valentini, le grand blond (j'étais parmi les plus âgés de la classe). Te souviens tu qu'un jour pour nous apprendre le mot "apercevoir" il avait sautillé à cloche-pied sur l'estrade en disant "apercevoir ne prend qu'un P"?

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 04/07/2011

Bonjour Robert


Merci de donner de tes nouvelles. Je me rappelle bien de toi grace a ta description et à la photo. Franchement j'avais oublié ton nom et je m'en excuse. Si j'en ai l'occasion je le rajouterai aux noms qui accompagnent cette photo sur 'Copains d'avant'.

M. Renouf fut un de mes meilleurs enseignants. J'ai appris qu'il quitta l'école Saint Pierre pour celle des Baumettes. Que sais-tu sur lui et sur nos camarades?


A bientôt

Georges

Víctor Pérez Pérez
Ingeniería técnica en telecomunicacion...
Escrito por Víctor Pérez Pérez
el 04/07/2011

Bonjour Robert,


Cela fait plaisir de voir qu'un ancien camarade de classe de Jordi a eu l'occasion de lire les quelques souvenirs qu'il a partagés avec nous tous! Je suis sûr et certain que cela lui fera grand plaisir.

Très touchante aussi la manière dont M. Renouf vous apprenait l'orthographe! Je suis sûr que c'était un grand homme.


Il ne me reste plus qu'à souhaiter, Robert, que Jordi lise bientôt tes mots et qu'il te réponde vite. Je souhaite aussi que cela soit l'occasion pour vous deux de remémorer d'autres souvenirs pour notre plus grand plaisir à tous.


Merci à nouveau et à bientôt donc!

Víctor

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 08/05/2012

Bonjour Robert:

Je me rappelle à présent que le nom du fils de M. Paul Renouf était Alain, que tu m'as rappellé, et non pas Thierry comme je l'ai mentionné dans un autre courrier. Ça y est, je l'ai corrigé. Et bien sûr, une triste perte à un si jeune âge.

Si par hasard, tu lis ce courrier, donne-moi de tes nouvelles. Merci.

On s'embrasse, en bons camarades.

Jordi


Valentini Robert
(44) Loire-Atlantiqu...
Escrito por Valentini Robert
el 09/05/2012

Bonjour Jordi

Je vais très bien et je suis très heureux d'avoir de ton message. J'ai lu attentivement tout ce qui précède. Pour autant que je me souvienne, Monsieur Renouf nous avait fait lire le récit de Peau de Pêche qui se situe pendant la Grande Guerre, pour ses qualités littéraires certes, mais aussi parce qu'il il devait devait se retrouver un peu dans ce récit. Il nous avait racconté une fois, avec des paroles très pudiques, comment un de ses camarades était mort près de lui pendant la guerre. Il avait un autre fils, Gérard si je me souviens bien. Madame Renouf était aussi une musicienne reconnue. Alain un grand champion motocycliste, trop tôt disparu hélas... Les Renouf étaient une famille de gens talentueux! C'est de cette année scolaire 1962/1963 que date mon amour de la musique et de la lecture. Merci Monsieur Renouf, je vous vois très bien sur un nuage, enseigner l'orthographe et la musique à une classe d'angelots ravis!

Robert

Jordi Salvat
Estudios generales lycée du parc impér...
Escrito por Jordi Salvat
el 29/11/2012

29/11/2012

Bonjour Valentini:

Comme le temps passe. Voici plus d'une année que tu m'avais répondu et je ne t'avais pas lu. Mes excuses donc pour ça.

Je remarque que tu as une excellente mémoire. J'avais en effet oublié l'autre fils de Paul Renouf, Gérard, un homme brun à lunette, il me semble. Et sa femme, une musicienne dont je me rappelle tres bien en te lisant. Je ne me rappellais plus de son camarade mort pres de lui pendant la guerre.

Tout cela se passait comme tu dis entre 62/63 et cela fait du bien de rappeller un peu le passé. L'année suivante, en CM2, je pense que tu as changé d'établissement car je ne t'y vois pas. Paul Renouf s'en alla aussi, lui, à l'Ecole des Baumettes, rue de la Buffa, je crois. Comme je l'ai regretté, car le directeur qui le succéda, René Bertrand, natif de la Lorraine, était bien son antagonique, qui n'arrêtait pas de fumer ses "Disques bleues", en plein hiver, porte et fenêtres fermées et une trentaine d'enfants en classe. Il devait mesurer pres de deux mètres et ses mains ouvertes qui frappaient sur nos culottes nous réchauffaient pour de bon. Ah, ah, ah!

Au plaisir de te relire.

Jordi